Depuis plus de 2 mois, toute la blogoboule – littéraire – ne parlait plus que de ça: le swap “Invitation au voyage” du Bookomaton était lancé; il devait donc fatalement arriver à son apogée, fanfares et cotillons.

Pour maintenir un peu le suspense et aider la plupart d’entre vous à comprendre de quoi il s’agit, petite visite guidée de ce qu’on finit par apprendre quand on tient on blog…

[Intermède culturel non sponsorisé]

“Dis-moi Tata Mallo, c’est quoi la blogoboule?”
La blogoboule – blogosphère aussi, qu’on dit, mais ça manque un peu de relief, ou blogoglobe, mais c’est imprononçable – est une sorte de mafia spécialisée qui sévit sur le web 2.0, armée de blogs colorés aux vrais morceaux de mots.
Prenons quelques exemples de blogoboules connues: la blogoboule “tricot et crochet” qui s’échange des patrons et des photos d’”écharpes-nouilles”, ou encore la blogoboule littéraire, dont les membres écrivent des chroniques des livres lus et viennent piquer chez les autres les bonnes idées de lecture.

“Mais alors, Tata Mallo, le Bookomaton, là, c’est un membre de la mafia?”
Ouh ouiiii. De la mafia littéraire, justement. Un membre de la pire espèce, de ceux dont les chroniques donnent envie de lire les 6 derniers bouquins lus cette dernière quinzaine, alors qu’on peine à finir Tartarin de Tarascon qu’on a commencé le mois dernier… une machine de guerre, vous dis-je!

“Bon, et ton swap, là, Tata Mallo, ça veut dire quoi au juste? C’est une réunion de mafieux?”
Presque. Parce que comme la blogoboule ne s’encombre pas de frontières, il est très difficile de trouver des rendez-vous qui arrangent tout le monde (“pas le lundi, j’ai claquettes”, “pas ces 3 prochains mois, y’a des grèves en France”, “J’habite pas le même fuseau horaire”, etc.) Il est donc de tradition de s’échanger des paquets, en comptant sur les jours où la Poste ne fait pas grève! Et comme un paquet, c’est bien, mais qu’un paquet rempli, c’est mieux, le mafieux qui lance le rendez-vous (ou le bloggueur qui lance le swap, si vous préférez) trouve un thème commun et décide du contenu du paquet… à ses acolytes de le suivre!

[fin de l'intermède culturel. Oncle Paul, sors de ce corps, te dis-je!]

Brèfle, c’est Carinette la Booko-matonne qui a eu l’idée nous faire tous voyager dans des conditions de rêve. Un livre, un disque, une senteur, une douceur à envoyer à un mafieux, alors qu’un autre nous envoie la même chose. Des chaises musicales, avec suffisamment de chaises, quoi.

Résultats des courses: après avoir envoyé mon colis à Pascale, sur le thème du “En Irlande comme en Espagne, on est tous un peu celtes”, j’ai eu la grande chance de recevoir mon ticket d’avion d’Orchidée!

Du coup, je pars au Cap Vert, oui oui
On part au Cap Vert!

Un jouli calendrier pour être sûr de ne pas rater la date de départ, des biscuits-coco maison (!!!) pour les petits creux dans l’avion, du bon thé du jardin du Trocadéro et aux Fruits des Iles pour embaumer les bagages, l’escale-marque-ta-pach’ en direct de Berlin, pour ne pas se perdre dans “Un domaine au Cap-Vert” de Teixeira de Sousa, de la bonne musique cap-verdienne pour prolonger le voyage de retour à la maison…

Bon voyage!

J’en connais une qui va envier ma destination et à qui je dis d’avance : “Si tu veux lire MON livre et écouter MES cédés (pour les biscuits ce sera trop tard), t’as qu’à le faire dans MON chez-nous, na!”

Dus, Miss Orchidée, un énorme grand gigantesque merci à toi de me faire découvrir le Cap Vert, je ne manquerai pas de te donner des nouvelles dès mon atterrissage… si jamais j’atterris un jour!

Et merci ma Carinette de m’avoir adoptée dans votre famille de mafieux littéreux!