Matin. On avait mis le réveil. Certes. Mais c’est toujours dur de se lever le matin. Si vous voulez savoir comment faire pour être à la bourre avant même le début de la journée, appelez-nous… nous sommes des spécialistes! Ce qui ne nous empêche pas d’honorer notre contrat-visites de la journée…
Álora. Re-visite de la ville, mais cette fois à pied (on apprend vite). Toujours aussi joli mais toujours plein de fringants vieillards dans les rues. Sont-pas mignons nos p’tits vieux d’Álora?
Ensuite, en route vers Córdoba, en passant par Jaén! (Ce sont les risques du tourisme expérimental, les détours… mais ce sont souvent des détours qui valent largement leur pesant de kilomètres)
Antequera: très belle ville, mi-plaine mi-montagne. Maisons blanches, comme partout là-bas, au milieu d’un paysage semi-aride.
Petites routes de montagne, mais bien mieux entretenues que la rue de l’Elevage! C’est grand bonheur de s’y promener.
Direction le barrage d’Iznájar, où il est l’heure de casser la croûte! En été, ça doit être un endroit assez touristique, mais début octobre, le plan d’eau est tout à nous, rien qu’à nous. Enfin, nous le partageons avec un monceau de détritus abandonnés sur place par une horde de touristes du dimanche peu scrupuleux (non mais). On en profite pour se dilater les pupilles.

Alcalá la Real. Joli château, mais on ne fait que passer:

Si on devait s’arrêter à chaque endroit sympa sur la route, on y serait encore dans 200 ans! Un peu de rigueur que diable! Alors on admire le paysage depuis la voiture. C’est qu’on est en plein Système Bétique (non, ce n’est pas une sorte d’équation, c’est le nom des montagnes de là-bas) et qu’on passe le long de sommets de plus de 1000 mètres.
Erreur du copilote (ou alors, c’est la faute aux sempiternels travaux sur les routes andalouses, ou à leur fâcheuse tendance à ne jamais indiquer de nom de route, ou parce qu’on a une carte trop imprécise, ou alors…. bref): on devait passer par Valdepeñas de Jaén en longeant d’un côté un pic à 1872 mètres et de l’autre un parador haut perché… mais voilà, on se retrouve à bifurquer vers l’autoroute de Jaén (qui entre parenthèses ne vaut pas le détour, selon notre Routard Andalousie 2004… on aime le Routard et on lui fait confiance, alors on ne s’y arrête pas, et à vue de pif, on a bien fait).
En s’éloignant des montagnes, on change complètement de décor: de montagnes au sol rouge (fer oxydé?) on passe à l’ocre, avec un peu plus de végétation au sol. Puis au gris (fer pas oxydé?) et re-ocre mais les couleurs deviennent tellement changeantes qu’on dirait que le sol ondule sous le poids du ciel. C’est beau, mais on en a plein les pattes de la voiture alors on est râââvis d’arriver enfin à Córdoba, vers 19h.
Sauf que c’est pas fini, loin de là… on a repéré (dans notre Routard Andalousie 2004) un petit hostal sympa juste à côté de la Mezquita. Facile, pour la Mezquita, suivez les flèches:

puis
C’est celaaaa oui….
On se trompe donc la première fois, puis la deuxième. Ce qui n’arrange rien à l’affaire. On se retrouve donc dans….. Álora! Sans les dénivelés, et sans les petits vieux. Mais les mêmes rues minuscules, étroites, tarabiscotées et en sens unique. Et nous, toujours au volant de notre belle et grande berline.

Bref, à 20h, on arrive enfin à retrouver le chemin de la Mezquita, et on trouve même une place pour se garer. Droit vers l’hostal…. meeeerde, il n’existe plus! Pas démotivés pour un sou, on regarde dans notre Routard Andalousie 2004 et on fait un 2e choix, pas trop loin. Rebelotte: “hostal à vendre”! Moralité: “Avec le Routard Andalousie 2004 tu ne sillonneras pas les routes en 2007″…
Va pour un 3e hostal, puis comme il fait faim, on file droit à Las Tabernas Salinas, un resto qui mérite au moins les éloges qu’on en a lues dans notre vieux Routard! La “ración” à 5Euros et quelques (dont des “naranjas picas con bacalao en aceite”, un subtil mélange d’oranges et de morue dessalée, dans un fond d’huile d’olive), et un vino de la casa du tonnerre de dieu!
On arrive finalement à se traîner jusqu’à l’hostal en mettant un pied devant l’autre, tant bien que mal, un peu joyeux certes, mais tellement contents!