Elles sont deux.

*Mise au point préliminaire*

Si, nous avons connu un hiver rude, même à Séville. Ces 3 derniers mois ont été gla-gla-glaciaux et plutôt moroses… Si je vous dit qu’on a en décembre frôlé la neige, fait rare puisque les derniers flocons remontent à 55 ans! Bref, nous avons frôlé la neige puisque les températures chatouillaient le zéro sous les bras, mais « frôlé » seulement, parce qu’il a fait grand soleil ces jours-là.

C’est donc une vérité scientifique vérifiée empiriquement: quel hiver de meeerde…

*Fin de la mise au point. Passons aux choses sérieuses*

Elles sont deux, donc, les conséquences de l’hiver rude sur notre petite vie d’aujourd’hui.

De un, la nature faisait dodo hier encore. Les oranges et les citrons, entre autres, sont sacrément en retard sur le planning de nos desserts! Profitant du beau temps et du retour du printemps, on s’était dit « Tiens tiens, et si on faisait de la tarte au citron? Et si on allait à la Cartuja cueillir des citrons et des oranges? Et se promener? Et se cuire les pores comme des porcs? » C’est une fois arrivés sur place qu’on a compris: on n’était pas en retard sur la récolte, elle va seulement commencer (tant mieux). On a quand même ramassé 6 ou 7 citrons et une dizaine d’oranges, maigre butin mais suffisant pour la tarte au citron et les vitamines du matin. Et comme c’est les vacances le weekend, on a bu un p’tit verre au soleil avant de rentrer…

Rentrer pour quoi? Manger pardi! Et comme on n’a même pas peur des coups de soleil, on a mangé sur le toit, et fait une petite sieste, pendant que le linge séchait (ça c’est de deux).

p1010359

p1010356

Un week-end comme ça, ça retape pour la semaine!

Dans la série « quand on ne mange pas des crêpes avec les collègues de boulot en jouant à Pueblo ou qu’on ne profite pas du retour du printemps pour aller courir le long du Guadalquivir en tee-shirt et manger des glaces », il fallait qu’on vous fasse voyager du côté de l’Iran…

La semaine passée, c’était ciné-mardi comme chaque semaine, dans notre belle salle du Centre Culturel des Trois Cultures (les cultures méditerranéennes). En passant, comme les présentations n’ont pas encore été faites, voici le Pavillon Hassan II qui héberge les activités:

Vous voyez pourquoi on aime y passer de temps en temps?

Je disais donc que mardi passé, comme chaque semaine, c’était le ciné-mardi de la culture, sur le thème de l’Iran.

Iran

Formidable occasion de découvrir ce pays, aux mentalités si difficiles à décrypter. « President Mir Ghanbar » est un film euh… particulier. Un documentaire retraçant une partie de la campagne électorale de Mir Ghanbar, brave monsieur des campagnes qui essaye tant bien que mal de se faire élire à la présidence de son pays… depuis plusieurs dizaines d’années, 8 scrutins plus exactement. Avec plus ou moins de succès d’ailleurs, puisqu’il atteint certaines années des scores records de 1200 voix. Une fois les 4 premières minutes d’étonnement passées, on en est quittes pour 62 minutes de surréalisme à l’iranienne. Un film très touchant et étonnant…

Pour rester dans le bain, jeudi c’était voyage musical sur un tapis volant, conduit par deux musiciens à la moustache improbable, Ali Akbar Moradi, maître du tambûr, et Olas Özdemir:Vu la vitesse à laquelle il gratte l’instrument, Ali Akbar doit avoir à peu près 12 doigts à la main droite (à peu près; il était impossible de compter précisément).

Pour le plaisir des oreilles, on vous branche la radio et on vous laisse profiter un peu de cette découverte…

Aujourd’hui…STOP…Samedi 14 février 2009 à 10h48…STOP…Premier petit-déjeuner en terrasse de l’année…STOP…On ne l’espérait plus…STOP

Depuis plus de 2 mois, toute la blogoboule – littéraire – ne parlait plus que de ça: le swap « Invitation au voyage » du Bookomaton était lancé; il devait donc fatalement arriver à son apogée, fanfares et cotillons.

Pour maintenir un peu le suspense et aider la plupart d’entre vous à comprendre de quoi il s’agit, petite visite guidée de ce qu’on finit par apprendre quand on tient on blog…

[Intermède culturel non sponsorisé]

« Dis-moi Tata Mallo, c’est quoi la blogoboule? »
La blogoboule – blogosphère aussi, qu’on dit, mais ça manque un peu de relief, ou blogoglobe, mais c’est imprononçable – est une sorte de mafia spécialisée qui sévit sur le web 2.0, armée de blogs colorés aux vrais morceaux de mots.
Prenons quelques exemples de blogoboules connues: la blogoboule « tricot et crochet » qui s’échange des patrons et des photos d’ »écharpes-nouilles », ou encore la blogoboule littéraire, dont les membres écrivent des chroniques des livres lus et viennent piquer chez les autres les bonnes idées de lecture.

« Mais alors, Tata Mallo, le Bookomaton, là, c’est un membre de la mafia? »
Ouh ouiiii. De la mafia littéraire, justement. Un membre de la pire espèce, de ceux dont les chroniques donnent envie de lire les 6 derniers bouquins lus cette dernière quinzaine, alors qu’on peine à finir Tartarin de Tarascon qu’on a commencé le mois dernier… une machine de guerre, vous dis-je!

« Bon, et ton swap, là, Tata Mallo, ça veut dire quoi au juste? C’est une réunion de mafieux? »
Presque. Parce que comme la blogoboule ne s’encombre pas de frontières, il est très difficile de trouver des rendez-vous qui arrangent tout le monde (« pas le lundi, j’ai claquettes », « pas ces 3 prochains mois, y’a des grèves en France », « J’habite pas le même fuseau horaire », etc.) Il est donc de tradition de s’échanger des paquets, en comptant sur les jours où la Poste ne fait pas grève! Et comme un paquet, c’est bien, mais qu’un paquet rempli, c’est mieux, le mafieux qui lance le rendez-vous (ou le bloggueur qui lance le swap, si vous préférez) trouve un thème commun et décide du contenu du paquet… à ses acolytes de le suivre!

[fin de l'intermède culturel. Oncle Paul, sors de ce corps, te dis-je!]

Brèfle, c’est Carinette la Booko-matonne qui a eu l’idée nous faire tous voyager dans des conditions de rêve. Un livre, un disque, une senteur, une douceur à envoyer à un mafieux, alors qu’un autre nous envoie la même chose. Des chaises musicales, avec suffisamment de chaises, quoi.

Résultats des courses: après avoir envoyé mon colis à Pascale, sur le thème du « En Irlande comme en Espagne, on est tous un peu celtes », j’ai eu la grande chance de recevoir mon ticket d’avion d’Orchidée!

Du coup, je pars au Cap Vert, oui oui
On part au Cap Vert!

Un jouli calendrier pour être sûr de ne pas rater la date de départ, des biscuits-coco maison (!!!) pour les petits creux dans l’avion, du bon thé du jardin du Trocadéro et aux Fruits des Iles pour embaumer les bagages, l’escale-marque-ta-pach’ en direct de Berlin, pour ne pas se perdre dans « Un domaine au Cap-Vert » de Teixeira de Sousa, de la bonne musique cap-verdienne pour prolonger le voyage de retour à la maison…

Bon voyage!

J’en connais une qui va envier ma destination et à qui je dis d’avance : « Si tu veux lire MON livre et écouter MES cédés (pour les biscuits ce sera trop tard), t’as qu’à le faire dans MON chez-nous, na! »

Dus, Miss Orchidée, un énorme grand gigantesque merci à toi de me faire découvrir le Cap Vert, je ne manquerai pas de te donner des nouvelles dès mon atterrissage… si jamais j’atterris un jour!

Et merci ma Carinette de m’avoir adoptée dans votre famille de mafieux littéreux!

Vous l’attendiez tous… voici la suite trépidante de ce que vous n’auriez jamais espéré savoir un jour sur Séville!

  • A Séville, les travaux au marteau-piqueur se font la nuit ou vers 5 heures du matin le dimanche, pour minimiser les nuisances à la circulation. Les travaux au marteau-piqueur se font également dans notre rue, sous la fenêtre.
  • A l’heure actuelle sévit dans le centre de Séville un dénommé Marco, alias Kalvin Klown. Il mérite à lui seul le voyage:

  • Il se pourrait bien  qu’ici, les compteurs d’électricités soient relevés 2 fois par an: fin décembre et fin janvier. A moins qu’on ne vienne encore pour nous couper l’électricité? Suspense… et réponse dans quelques jours!
  • En Espagne, il est de tradition de recevoir à Noël, de son entreprise bien-aimée, ce qu’on a coutume d’appeler la « cesta de Navidad », qui est un panier de douceurs à boire, à manger, à garder jalousement sous le coude pour après les fêtes. La « cesta de Navidad » fonctionne sur le même système que Saint Nicolas et Père Fouettard: elle ressemble à ça si on a été sage:

Cesta de Marc

ou alors à ça :

Cesta de Mallo

  • A Séville, pour sortir de la ville et approcher la campagne avoisinante (ou le Décathlon), il faut traverser une première fois le Guadalquivir, puis une deuxième fois 500 mètres plus loin. Ce n’est pourtant pas le fleuve qui fait demi-tour dans un méandre serré, c’est juste que….

ATTENTION DAMES EN HEREN, MESDAMES ET MESSIEURS, LADIZ AND GENTLEMEN, SEÑORAS Y SEÑORES:

Le grand jeu-concours qui se déroule maintenant sous vos yeux permettra à un unique grand gagnant de remporter un bon litre d’eau du Guadalquivir*

*plancton inclus

N’hésitez pas et tentez votre chance en répondant gratuitement à la question ci-dessous:

(La réponse et le nom de l’heureux gagnant seront annoncés un jour, si on n’oublie pas)

Voici le troisième épisode de cette désormais célèbre saga « Les touristes parlent aux touristes ». Une saga où l’interactivité pousse humblement les créateurs à laisser leur place de scénaristes à l’auguste spectateur: Vous. Cette tranche de vie se passe entre Kim, Gaël, Mallo et Marc durant un week-end de septembre 2008.

Vendredi 19-09-08

3 heures de bus et nous voilà à Séville… On y retrouve enfin Marc et Mallo… Dans un tout nouveau décor !

La ville a changé depuis mon Erasmus en 2006 : nouveau tram (sous la direction de Marc ;-)), nouveaux bars, une Alameda flambant neuve… Et pourtant j’y retrouve l’ambiance, les odeurs, la foule.

A peine arrivés, nous voilà au cœur de la fête avec un festival de musique à l’Alameda… La jeunesse sévillane s’est donné rendez-vous… Avec un certain sens de l’humour qui nous fait bien rire.

image462

On rencontre les collègues de Marc… Des gens hyper chouettes avec qui on passera toute la soirée.

photo1

samedi-20-09

photo2

Après-midi balade… Kim retrouve son ancien appartement et son ancien quartier où on fait une petite halte tapas et Thé dans la tetería des bains arabes.

photo3

photo4

De retour à l’appart Marc nous fait découvrir ses nouvelles compositions. On se laisse porter, c’est gai. Mallo aussi nous sort le grand jeu avec des petits plats qui nous enchantent tous les jours. Ce soir c’est un duo de tagliatelles… Ca nous rebooste pour une partie endiablée de Wanted et une soirée à la Carboneria. On a raté le concert cosy, il ne reste que le Flamenco dans une salle mal insonorisée…

photo5

photo6

Bref, on se rattrape sur la Sangria en attendant une amie d’Erasmus de Kim. Pouf, quelle journée… Des vacances bien remplies… On adore !

Dimanche 21-09-09

Grâce mat’ de fou pour nous tous… Petit déj’ à l’espagnole sur l’Alameda.

photo7

On cherche en vain le nom de ce petit déj’ que Gaël prenait régulièrement pendant son Erasmus à Salamanca, mais en vain… Aujourd’hui on sait : c’est du Pan Tumaca, spécialité de Catalogne !!!! (Tomates râpées, ail, huile d’olive, sel + jamón serrano. Miamoum)

Phase digestive à l’appart… Kim s’endort au son du piano de Marc…

photo8

On cherche en vain le nom de ce petit déj’ que Gaël prenait régulièrement pendant son Erasmus à Salamanca, mais en vain… Aujourd’hui on sait : c’est du Pan Tumaca, spécialité de Catalogne !!!! (Tomates râpées, ail, huile d’olive, sel + jamón serrano. Miamoum)

Phase digestive à l’appart… Kim s’endort au son du piano de Marc…

kim-dort

marc-au-piano

On décide de se bouger et de visiter la Cartuja, un ancien couvent/fabrique de céramique reconverti en centre d’Art Moderne. Hélas, c’est fermé ! On parvient à entrer par l’arrière où la gardienne est plus sympa.

Retour Ludéo-gastronomique à l’appart’ : tarte au citron

photo9

photo10

et Carcassonne : jeu hand-made par Mallo ! Melon au jambon et Wanted

photo11

de2949cd0b9partphoto12

photo13

Puisque le vendredi est depuis toujours le « jour du poisson » mais que personne n’a encore pensé à définir un « jour du cobaye », je décrète officiellement que ce sera le samedi! Et comme, ô hasard, nous sommes samedi, il est normal qu’on vous parle aujourd’hui de notre kilo de cobayes.

Ceux qui ont suivi les épisodes nº1 et 2 savent que Roger, notre petite femelle au doux nom si évocateur, est arrivée en septembre et se porte comme un charme… oui mais bon, de là à dépasser le kilo, déjà si vite? Que nenni! C’est uniquement grâce à l’aide de sa nouvelle copine, Kurt Cobaye, qu’on arrive à ce poids-là.

Kurt Cobaye? Ben oui, Kurt Cobaye à la longue chevelure, comme son (presque) homonyme:

Kurt Cobaye

Alors, c’est vrai, vous me ferez remarquer que, question coiffure, on hésite un peu entre une punk et Mamy Jocelyne qui vient de refraîchir sa mini-vague. Ne vous y trompez pas… chez nos bêtes à poils, le rôle de la mémère est sans conteste tenu par Roger! C’est bien elle le chef, qui dicte sa loi et se dandine comme un mafioso pour en imposer… Impressionnant, non?

Mafioso Roger

Des questions? Oui? Aaaah, « est-ce qu’elles s’entendent bien, quand même? », bonne question! Je crois bien que dès leur première rencontre, ça a été le coup de foudre… pour un morceau de chicon en tous cas. Retour sur images, comme à la télé:

Et puisque tout est bien qui finit bien, on aime parfois piquer un petit roupillon l’une contre l’autre, n’est-ce pas? (J’ai la secrète intuition que c’est dans le but d’être « tromimititebouletteàsamômam » et de finir par avoir leur portait en grand sur le blog, m’enfin, si ça peut leur faire plaisir après tout…)

Dodo!

« Ooooooh, elles sont à croquer! » Halte-là… on ne croque pas dans ces boulettes-là (elles n’ont pas encore atteint le poids idéal).

Pour ceux qui jusqu’à présent rechignaient à venir nous voir, parce que « pas assez de bonnes raisons », et qui viendraient subitement de changer d’avis, pour un kilo et une raouette de bonnes raisons, nous organiserons des périodes de cobayes-sitting quand nous devrons partir en vacances, sans les emmener.

Voilà le deal, le principe est simple: on vous prête notre chez-nous pendant notre absence. Vous pourrez donc profiter de notre climat au soleil généreux (tinto de veranooooo!), des visites culturelles de notre belle ville (tapaaaaas!), des promenades au bord du fleuve (flamenco, olé), sans compter les moment privilégiés avec les bêtes à poils: les repas…

Z'ai rien fait...

le bain (décrassage régulier des poils quand on se rend compte que Kurt devient d’un gris uniforme)…

Plouf

et les sorties-sport, parce que c’est rigolo de jouer aux aventuriers…. (2 minutes, avant de retourner faire dodo)

On y va, on y va?

(On ne vous parle pas du nettoyage de la cage, on ne va pas se fâcher déjà, n’est-ce pas?)

Alors, ce kilo de cobayes, appétissant, non?

« Page précédentePage suivante »